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En el sueño del poema
es hora de volver al descampado
de la connotación y las imágenes.
Nadie sabe cómo llegaste,
por qué accidente,
pero es tarde para echarse atrás.
Estás lejos del barrio familiar, de las calles
y los cafés y los comercios. Lejos
de las palabras de costumbre,
de los saludos, las obligaciones.
Ahora la hierba se remueve
bajo tus pies y arriba el sol
es el mismo y extraño,
como una luz en la ventana
es a la vez un signo de presencia
y de ausencia.
Este es el sueño de la tinta:
acudir a la cita de la clesografìa
y fijar sus disturbios, sus vapores.
El cuervo que decía nunca más
vuelve a ser un escándalo
en el cielo de los taxidermistas.
Sangre en las sienes,
escucha y equilibrio.
Así bajo la piel quemada
la llama sigue ardiendo,
el ascua persevera.
De Lento arder (Lente Brûlure),
Libros de la resistencia (Madrid, 2025)
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Pour Marta Agudo, toujours
Dans le rêve du poème
il est l'heure de revenir à la lande
des images et de la connotation.
Nul ne sait comment tu es arrivé,
par quel accident,
il est trop tard pour reculer.
Tu es loin du quartier familier, de ses rues,
de ses cafés, de ses commerces. Loin
des mots de tous les jours,
des saluts et des obligations.
L'herbe maintenant remue sous tes pieds
et le soleil là-haut
est le même et un autre,
comme une lumière à la fenêtre,
il dit à la fois la présence
et l'absence.
C'est le rêve de l'encre :
aller au rendez-vous du buvard
pour fixer ses troubles et ses ombres.
Le corbeau qui disait nevermore
revient et fait scandale
dans le ciel des taxidermistes.
Battement du sang dans les tempes,
être à l'écoute, en équilibre.
Ainsi, sous la peau calcinée,
la braise se consume encore,
lente brûlure.
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